Avant, je faisais partie du mouvement des gens qui courent tout le temps, partout, sans but précis. Je voulais remplir ma vie d'expériences en tous genres parce que j'avais peur d'arriver à l'âge de ma grand-mère et de me dire que je n'avais rien fait pendant tout ce temps. Je m'épuisais à vouloir plaire, je voulais me fondre dans la masse, ou plutôt disparaître. Je ne m'amusais jamais vraiment, je ne profitais de pas grand chose. Je ne connaissais pas mes goûts.
Disons simplement que je courais et jque j'obéissais.
Pourtant, quelque chose en moi bouillait. Ce n'était pas ma vraie nature(Petite, je n'étais pas comme ça) et il y a cinq ans et un mois exactement, j'ai fait un "burn out". "Burn-out", c'est le mot très à la mode qu'on utilise pour dire que quelqu'un s'est écroulé car il était épuisé. Epuisé de quoi ? de répondre à un modèle qui ne me correspondait pas, de porter des vêtements trop petits, de taire mon vrai moi.
Personnellement, j'ai vraiment été obligée de me poser car je ne tenais plus la route.
D'abord, je me suis reposée "littéralement", dans mon lit, mon fauteuil pendant 2-3 mois. Ensuite, j'ai pris le temps de m'écouter, m'observer.
C'est ainsi que j'ai su ce qui me plaisait, ce qui me motivait, ce qui était moi. Enfin, je me suis éloignée des gens qui me bouffaient mon énergie. Parfois, physiquement, le plus souvent, psychologiquement.
Finalement, je peux dire que j'ai appris à vivre.
Ce n'est pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain. Personnellement, je ne suis pas encore sortie de l'auberge. Ce n'est pas non plus quelque chose de facilement applicable dans nos vies compliquées...Mais ça en vaut la peine.
Ce qui m'a aidé:
- Les livres
- Une thérapie cognitivo-comportementale
- Moi
(La suite au prochain épisode)
Crédits photo: Jessica Tarn (creativecommons/flickr)
