18 Septembre 2012
| Mon fils, ma bataille |
Les parents, on les entend souvent dire ce genre de phrases lorsqu'ils s'adressent à des non-parents :
Du coup, modestement, maintenant que je suis passée de l'autre côté de la barrière, j'ai envie d'éclairer un petit peu la lanterne de celles et ceux qui se demandent ce que ça change vraiment d'avoir un enfant.
Lorsque je fais une erreur qui implique mon fils, je ne me cherche pas d'excuses mais je tente de la réparer ou je fais en sorte de ne plus recommencer.
Je deviens plus grave aussi. Quand je m'interroge sur le monde, j'imagine Wembley et je n'aime plus du tout Bruxelles. Je veux plus de sécurité pour lui et je trouve que cette ville est de moins en moins hospitalière.
Avec mon compagnon, on cherche à inventer un modèle de parentalité qui nous est propre. Chacun est marqué par sa propre éducation. Nous avons reçu deux modèles distincts; similaires sur certains aspects et puis totalement opposés sur d'autres. C'est pourquoi, il est important de trier, de ne prendre que ce qui nous semble être le meilleur et d'inventer un nouveau modèle plus en accord avec ce que nous sommes. Inutile de dire (mais je le dis quand même) qu'il s'agit d'un véritable challenge.
Même sur ma garde-robe, il y a des conséquences. Depuis que je suis mère et que j'ai moins le temps, j'ai envie de miser davantage sur la qualité et moins sur la quantité. J'ai besoin de choses qui me plaisent et qui durent pour ne pas devoir trop racheter. Je n'ai jamais été très shopping addict et maintenant, j'ai encore moins envie de perdre de temps dans les cabines d'essayages.
Le fait de ne pas pouvoir consacrer autant de temps à prendre soin de moi, me pousse à vouloir être, paradoxalement, plus féminine.
Et puis, au niveau boulot, je reste motivée malgré ma crainte.