23 Juillet 2012

On est lundi.
Mon cours se termine et je suis vanée, j'ai mal à la tête.
J'angoisse. Je me dis: "J'y arriverais pas. Comment vais-je pouvoir tout gérer si c'est à peine le début de la semaine et que je suis déjà crevée? "J'ai peur de faire des conneries avec le petit.
Je vais chercher Wembley chez ma mère. J'y reste une bonne heure. J'en profite encore un peu.
Puis, je décide qu'il est temps de rentrer. Il ne fait pas froid. La poussette, c'est bon, je maîtrise. On rentre à pied.
Je ne me sens pas bien mais je parviens à avancer.
On arrive devant chez nous. J'ouvre la porte, pousse péniblement la poussette à l'intérieur. Elle est tellement lourde cette putain de porte.
J'ouvre la boîte aux lettres et confie le courrier aux mains de Wembley. Il l'agrippe déjà très bien.
Je case la poussette dans l'ascenseur. C'est tout juste. Quelqu'un de plus imposant ne saurait pas rentrer.
Lorsqu'on arrive à la maison, je décide de mettre Wembley dans son parc et croise les doigts pour qu'il accepte.
Je me dis que ça devrait aller s'il ne commence pas à pleurer.
Ouf, il a l'air content de reprendre ses jouets.
Comme par magie, je me sens mieux. Tellement mieux que j'en oublie toutes mes angoisses, mes peurs, ma fatigue. Je n'ai pas d'explication mais je sens que je vais pouvoir y aller à mon rythme ce soir, que le petit va être sage.
ça fait du bien.
ça fait longtemps.
Crédits photo: basykes (flickr/creative commons)