Voilà, ce que je me suis entendue dire un soir alors que je venais de coucher mon Wembley et qu'il s'est mis à brailler comme un malade...
Je ne comprenais pas ce qu'il avait, lui qui depuis ses deux mois et demi fait ses nuits sans problème et ne se plaint jamais lorsque je le couche.
Le premier soir, j'ai laissé couler. Je me suis dit que ce n'était peut-être qu'un fait isolé et qu'il ne fallait sans doute pas s'inquiéter.
Le deuxième soir, c'était encore pire, il s'endormait dans mes bras mais dès que je le couchais, c'était la folie. Il hurlait comme s'il se faisait torturer.
Le troisième jour, il s'est endormi sur son papa.
Le quatrième, voyant que ça continuait, je me suis renseignée, sur le net.
Le verdict fût sans appel: mon fils, 7,5 mois, était entrée dans sa crise du huitième mois, celle où le pauvre bonhomme se rend compte que lui et moi ne faisons pas qu'une seule et même personne et au cours de laquelle, il hurle autant qu'il peut dès que son père mais surtout moi quittons la pièce où il se trouve, même pour quelques secondes.
Quand j'ai su ça, j'ai pris le taureaux par les cornes, comme on dit et depuis, je lui explique, chaque fois, que j'ai le malheur de m'absenter, que je pars mais que je reviendrais dans quelques secondes, quelques minutes, voire, au pire, quelques heures. Je ne suis pas sûre qu'il comprenne un traitre mot de ce que je raconte car il ne peut s'empêcher de lancer un cri de panique dès qu'il me voit partir.
Heureusement, ça ne dure pas longtemps.
Pour moi, en tant que mère, c'est dur de ne pas me précipiter dès que j'entends un de ces cris mais comme je sais que c'est la meilleure chose pour lui (et pour moi), je mords sur ma chique et reste à ma place. Faut bien qu'il grandisse le Wembley ....