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Un service si inhospitalier

sans-titre

Je vais vous raconter une histoire en vrac, sans ordre, n'importe comment, en oubliant des détails. Cette histoire c'est le récit de mon séjour pourri en maternité.

24 décembre 2011, je "reçois" mon plus beau cadeau de noël: mon bébé.

L'équipe qui m'accouche est vraiment pro, je suis très contente et optimiste pour la maternité. J'ai tort car mon séjour est dans la lignée de mon suivi, à savoir, un chaos incomensurable.

Le 24 décembre alors que je suis encore, en partie, sous l'effet de la péridurale et que je suis crevée, l'infirmière de nuit me dit que je ne peux pas dormir, que je dois nourrir mon bébé, supposant que je vais l'allaiter. Je lui dis que je lui donne le biberon et elle quitte ma chambre sans vraiment m'écouter. Epuisée, je m'endors. Heureusement, lorsque je me réveille 4h plus tard, je m'aperçois que quelqu'un s'est occupé de Wembley car le drap de son petit lit a été remonté (un peu trop à mon goût).

La nuit suivante, malheureusement, c'est la même infirmière qui est de service. Je ne me sens pas très bien, ai eu le vertige, la migraine, toute la journée et cette femme n'hésite pas à vouloir me faire nettoyer par terre lorsque malgré mes bonnes intentions, je suis victime d'une fuite (urinaire pour ceux qui n'auraient pas compris). A peine consciente, je m'exécute. Ensuite, quelques heures plus tard, elle m'engueule lorsqu'elle me demande si j'ai nourri le petit et que je lui dis que je ne me souviens pas. Je précise que Wembley ne s'était pas réveillé pour réclamer à manger.

L'infirmière de jour de lundi et mardi est une FS, autrement dit, une fausse sympa. Elle se prend pour une grande experte alors que ça ne fait qu'un an qu'elle travaille dans cet hôpital (c'est elle qui l'a dit) et qu'elle a commencé ses études il y a seulement 4 ans (pareil), et lorsque je reviens de ma douche, elle ne se gêne pas pour me lancer: "votre bébé a une coulée de lait sur son visage". Tu serais pas payée pour m'aider à m'occuper de mon petit, toi, par hasard ?" Quand je pense qu'il est écrit SAGE FEMME sur son badge. Et c'est cette même "professionnelle" qui laisse mes draps ensanglantés sur mon lit pendant deux jours et qui ne change que le drap du dessous pour, je cite:"que je ne dorme pas sur du sale". Et le drap du dessus, on s'enfout? Tu veux dire que je peux dormir sous mais pas sur du sale ? Pour ne pas parler de ceux de Wembley, qui, eux, ne seront pas changés pendant trois jours, m'obligeant à lui mettre une serviette pour qu'il ne dorme pas sur du mouillé. Vraiment n'importe quoi !

Franchement, à part la sage-femme du dernier jour et l'infirmière qui m'a mis la perf du fer, le reste du personnel était limite, voire carrément exécrable. Que ce soient les infirmiers, les bonnes femmes qui apportaient les plateaux (avec des portions dignes des charters à cette époque où les plateaux repas étaient encore compris dans le billet d'avion ou des cantines de l'ex-Union Soviétique), ou les femmes de ménage qui faisaient semblant de nettoyer, ne disaient ni bonjour ni au revoir et m'ignoraient complètement, c'est comme si tout le monde s'était mis d'accord pour en faire le moins possible et être désagréable au plus haut point. C'est comme si tous suivaient un protocole à la lettre et que les initiatives ou un écartement de ce protocole auraient été punis par la loi.

Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, c'était mon premier accouchement. Je ne sais pas si c'est dû à un budget serré, à une pénurie de "main d'oeuvre" ou à autre chose, mais la vérité c'est qu'au CHU Saint-Pierre, j'ai vraiment senti que mon petit et moi, on était négligés.

Je ne sais pas si j'aurais un autre bébé un jour. J'aimerais et si, ça arrive, une chose est sûre, je changerai d'hosto car une expérience comme celle-là, si je peux éviter de la répéter, je le fais !

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