23 Janvier 2012
Lorsque la nouvelle de ma grossesse est tombée, je me suis posée beaucoup de questions, eu beaucoup de doutes. Je ne savais pas, allez savoir pourquoi, si j'allais être capable de ressentir de l'amour pour le petit garçon ou la petite fille qui était dans mon ventre.
Enceinte, je l'avoue, je n'aimais pas mon enfant. Enfin, non, ce n'est pas que je ne l'aimais pas, j'avais bien l'instinct de protection de la plupart des futures mères, celui qu'on appelle "instinct de louve", (vous voyez ce que je veux dire? ) et qui fait qu'on protège son ventre contre vents et marées, mais je ne peux pas dire que je débordais d'amour. Mon bébé, ben, je ne le connaissais pas et aimer dans l'abstrait, honnêtement, ça n'a jamais été mon fort.
Quand Wembley est né et qu'on l'a posé sur moi, c'est vrai, je l'ai reconnu et le lien qui nous unissait à travers le cordon ombilical a fait place à un autre lien, invisible cette fois, mais tout aussi réel. Même si je ne réalisais pas encore (et que je ne réalise toujours pas complétement) que j'étais mère, il y a quelque chose d'indescriptible qui s'est produit et le naturel s'est installé. Pour moi, lui donner à manger, le changer,lui faire prendre son bain n'étaient pas des devoirs mais ma mission. C'était magique. Quelque chose que les gens ne peuvent plus concevoir dans le monde cynique et dramatique dans lequel nous vivons. Et pourtant, malgré tout ce que je viens de dire, je ne peux pas dire qu'à ce stade, il s'agissait encore d'amour, d'un attachement, certes, qui croissait de jour en jour mais pas de cet amour inconditionnel qui était censé me percuter dès que Wembley aurait débarqué sur Terre. Façon de parler...
Ce sentiment, il m'a seulement frappé il y a 4-5 jours, en fait. Le lien s'est transformé ou bien, c'est simplement que j'ai réalisé que je l'aimais, mon bébé et que cet amour allait grandir, grandir et grandir jusqu'à devenir infini...Comment je le sais? Parce que je ne peux plus envisager un instant ma vie sans lui, parce que je le trouve tous les jours un peu plus irrésistible, parce que je suis devenue super gaga devant lui alors qu'avant, je trouvais que les gosses de cet âge-là, c'était plutôt chiant et frustrant, parce que dès qu'il pleure un peu, j'accours pour voir ce qu'il a, parce que j'adore m'occuper de lui et que chaque jour qui passe, je suis un peu plus heureuse de l'avoir.
Conclusion: j'ai changé de camp, je suis devenue maman, tralala...