21 Janvier 2013
Trois secondes, c'est pas grand chose
Et pourtant, c'est déjà suffisant.
Trois secondes, ça passe en un instant.
Et au ralenti aussi.
Trois secondes d'inattention et mon fils "kamikaze" peut tomber, se blesser ou même pire.
Et moi, j'ai peur qu'il arrive malheur.
C'est pour ça que je suis en alerte et que ces trois secondes, je les scrute.
J'y parviens, quasiment, à chaque fois,
mais pas toujours...
Lorsque je suis fatiguée, lasse ou que j'en ai marre de faire du ping-pong avec mes yeux,
j'oublie de rester attentive.
Je sais que cette angoisse des trois secondes passera, si tout va bien...
Par contre, comme toutes les mères, j'aurais toujours peur qu'il arrive quelque chose à mon fils,
et ce, même quand il sera grand et parti de la maison.
C'est supportable mais la peur reste là, bien à sa place et, particulièrement, vivace.